Un homme agenouillé devant la photo d'un enfant nord-coréen souffrant de la famine au cours d'une manifestation contre la violation des droits de l'Homme en Corée du Nord
Elle ne cédera pas. La Corée du Nord s'entête à refuser d'ouvrir ses frontières au rapporteur spécial des Nations Unies. La persistance onusienne face aux impénétrables remparts nord-coréens est emprunte d'espoir et de détermination à venir en aide aux milliers de victimes prisonnières de leur propre régime. Zoom sur l'avenir incertain d'une population souffrante en réclusion.
"Malheureusement, la Corée du Nord n'accepte aucune recommandation de la part des Nations Unies. Elle prétend vouloir collaborer mais, ce n'est pas le cas !" déplore Juliette de Rivero, une représentante de Human Rights Watch auprès des Nations Unies, à Genève. À la non grande surprise de l'ONU, la dernière nation autoproclamée staliniste persiste catégoriquement à rejeter la résolution pour permettre au rapporteur spécial d'évaluer la situation des droits humains au sein du pays. « Cette année, trente pays étaient en faveur de la résolution et trois y étaient opposés. C'est une sorte de sanction pour le pays. Il est très important de continuer à maintenir la pression. »
Une pression nécessaire, car sans accès au pays reclus, les informations sont maigres. « Les seules données que l'on ait proviennent de la Corée du Sud, du Japon et des témoignages des réfugiés. » regrette une représentante de la mission des Pays-Bas à l'ONU, co-signataire de la résolution. Mais les échos qui s'en échappent font froid dans le dos. Torture, peine de mort, eugénisme, malnutrition. La Corée du Nord serait l'une des nations les plus inquiétantes au niveau du respect des droits humains.
L'armée nord-coréenne parade en l'honneur du 60ème anniversaire de la guerre de Corée, en 2008
Un régime de terreur
« Le Conseil des droits de l'Homme s'est dit être profondément préoccupé par la situation en Corée du Nord. » Confie Cédric Sapey, coordinateur régional pour l'Europe de la SGAC. Sous le règne marxiste-léniniste de Kim II-sung depuis la division de la Corée, le peuple se retrouve soumis à une dictature de fer. Selon les ONG, les droits fondamentaux sont régulièrement violés et le nombre de travailleurs forcés placés en camp de concentration est estimé à 300 000 en 2009. Mais les arrestations abusives ne sont pas seules témoins de la cruauté du gouvernement. Cernés par des frontières guettées par 700 000 soldats, les nord-coréens sont déjà prisonniers de leur propre pays. La torture est pratique courante. La peine de mort est en vigueur pour un motif tel que le vol de nourriture. Et cela, dans un pays où la moitié des 23,7 millions de nord-coréens souffrent de la famine.
La situation atteint un niveau critique tel qu'une question pourtant simple est sur toutes les lèvres. « Pourquoi personne ne fait rien ? » Une intervention de la communauté internationale aurait semblé une solution envisageable, à première vue. Mais ce n'est pas si simple. « Légitimité, preuves, crédibilité, alliés » sont les mots d'ordre de la représentante de la mission des Pays-Bas, comme pré requises pour intervenir de force. Et pourtant, si alliés il y a, preuves il manque.
La frontière entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, minée et surveillée par plus de 700'000 soldats nord-coréens et 410'000 soldats sud-coréens
Seule au monde
« On ne peut pas forcer la démocratie. » conclu la mission. « Le pays doit se prendre en charge tout seul avant que l'on puisse lui venir en aide. » Pour l'heure, intervenir semble être une alternative hors de portée. Les aides parviendront au pays à condition que ses représentants acceptent de coopérer. Mais le contact n'est pas évident entre la Corée du Nord et le reste du monde. Face aux accusations, le pays nie en bloc et dénonce un complot des Etats-Unis. Il ressent de manière hostile la votation de cette résolution. D'autant plus que celle-ci est soutenue par un nombre toujours plus grand de signataires, dont la France, la Corée du sud, la Suisse et les Etats-Unis. Il faut dire en passant que la Corée du Nord ne s'est pas faite beaucoup d'amis au sein de la communauté internationale alors qu'elle mettait en œuvre ses premiers essais nucléaires en 2006. Sous le regard sévère des autres nations, elle s'est employée à renforcer les tensions diplomatiques en procédant à un second essai nucléaire trois ans plus tard.
La Corée du Nord a mis en oeuvre deux essais nucléaires en 2006 et 2009
Pas d'intérêt, pas d'aide ?
« Mais ce qu'il faut savoir, c'est que derrière une intervention, il y a très souvent un intérêt politique. Si les Etats-Unis sont intervenus en Afghanistan, c'est parce qu'ils étaient concernés. Et le sort de la Corée ne les concerne pas. » Dénonce la missionnaire des Pays Bas. En somme, l'objectif de cette résolution, semble être de faire pression sur la Corée afin qu'elle améliore sa situation d'elle-même. « Les pays comme la Russie, la Chine, Cuba ou la Thaïlande veulent de l'aide, de l'assistance et de la coopération de la part de l'UE mais estiment que les interventions sont contreproductives. »
Pour avoir une idée de ce qu'est la vie en Corée du Nord et de l'horreur des camps de travail où sont actuellement prisonniers plus de 200 000 nord-coréens, lisez le témoignage de Mme Kim qui s'est exprimée à Genève le 23 novembre dernier.
Cette femme âgée de 49ans a été envoyée dans un camp de travail à l'âge de 13ans où elle a assisté à l'exécution d'autres prisonniers. Il y a deux ans, elle est parvenue à s'enfuir du pays clos pour se réfugier en Corée du Sud. Un aperçu de son parcours dans cet article de la Tribune de Genève.
Quatres journalistes suisses ont franchi les remparts du pays reclus. Ils ont rejoint une délégation diplomatique suisse début novembre pour apporter une aide alimentaire.
Des sapins de fer géants. La Corée du Sud s’apprête à les dresser à la frontière. Ce qui irrite sa voisine athée, la Corée du Nord qui menace de représailles.
En mars 2011, le Conseil des droits de l'homme a adopté une résolution de plus sur le Golan syrien occupé. Aujourd'hui chef de file des résolutions contre Israël, le vieux papier sur la Syrie pourrait voir dans l'avenir, avec la révolte contre le régime d'el-Assad, son influence s'amenuiser.
Dans les couloirs onusiens de la Genève internationale, on la qualifie désormais de « traditionnelle ». C'est la résolution cyclique, celle qui ne change pratiquement pas depuis trois décennies et revient comme un refrain à la plupart des sessions du Conseil des droits de l'homme, celle qui ne surprend plus personne et dont tout le monde connaît l'issue d'avance, la très populaire résolution sur le Golan syrien occupé par Israël depuis 1967. Vingt-neuf votes en faveur, un seul contre et seize abstentions. En mars dernier, elle a réalisé un score très net. Il n'y a guère que les Américains et les Canadiens qui la rejettent à tour de rôle depuis des années. En général, les Etats européens, eux, s'abstiennent, alors que pays arabes et africains font de cette résolution le fer de lance de leur lutte diplomatique contre Israël. On l'aura compris, le papier sur le Golan syrien n'a pas son pareil pour révéler les jeux d'alliance à l'œuvre dans la machinerie onusienne. Il prend de nouvelles connotations avec l'actualité récente au Moyen-Orient.
Soldats israéliens sur le plateau du Golan, à la frontière libanaise. Depuis des années, les hauteurs du Golan assurent à l'Etat hébreu une protection efficace vis-à-vis des militants du Hezbollah.
Le double jeu de la Syrie
« C'est toujours un peu le même processus », explique Imad Zuhairi, observateur permanent pour la Palestine aux Nations Unies. « Les délégués syriens discutent de la résolution avec le Groupe arabe, puis avec l'OCI (ndlr Organisation de la Conférence Islamique) et enfin le Groupe africain, qui s'en font tous trois les sponsors et lui donnent de la force. » D'arabe, la résolution devient donc panislamique et légitimée par les Etats d'Afrique, en partie musulmans. Et avec environ un tiers des Etats membres du Conseil des droits de l'homme appartenant à l'OCI, la balance penche inévitablement en défaveur d'Israël lors du vote.
Imad Zuhairi, observateur permanent pour la Palestine, dénonce le manque de collaboration des déléguéssyriens avec les représentants du peuple de Palestine dans leur lutte diplomatique contre Israël.
Imad Zuhairi évoque un manque de vision. « Ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que les éléments de l'occupation israélienne au Golan et en Palestine ne sont pas de la même intensité, même si la nature du conflit est identique. Autour de cette résolution, les Syriens utilisent les tactiques de communication de la résistance palestinienne mais n'évoquent jamais la question palestinienne, qui demeure pourtant le problème majeur dans la région. » Union arabe, mais silence sur la Palestine. La Syrie fait jeu double, une stratégie que l'observateur permanent juge inappropriée face aux réalités du terrain. « Avec la révolte populaire qui a éclaté chez elle, la situation s'annonce très mal pour la Syrie. Un changement de régime risque de couper ses liens avec le Hezbollah au Sud-Liban et le Hamas. » Une Syrie qui d'après lui risque de n'avoir plus que sa « fierté nationale » pour faire face à Israël au Golan, fierté que le régime d'el-Assad préfère utiliser aujourd'hui à des fins répressives à l'intérieur de ses frontières.
Depuis la conquête de nouveaux territoires durant la guerre des Six Jours, en 1967, et malgré une avalanche de résolutions sur la question, Israël ne veut pas abandonner les hauteurs du Golan syrien, un important point d’accès à l’eau et une zone stratégique de défense.
Une résolution cheffe de file
À l'issue de cette seizième session du Conseil des droits de l'homme, après celle du Golan, cinq autres résolutions sanctionnant Israël ont été adoptées. Soit un total de six, un record depuis la création de l'organe onusien. La plupart de ces résolutions prennent naissance dans le cadre de « l'Agenda 87 », qui voit collaborer, malgré les divergences de points de vue, les représentants libanais, palestiniens et syriens sur la question des territoires occupés. Et ceci en essayant avant tout de créer un dialogue avec les délégués de l'Etat hébreu au travers de sessions spéciales, une démarche lente et jusqu'à présent peu fructueuse.
« C'est donc à chaque session une pluie de résolutions qui tombe sur Israël », sourit un représentant de UN Watch qui tient à garder son anonymat. L'ONG est l'une des plus actives aux Nations Unies, mais souvent accusée d'être pro-américaine et pro-israélienne. « La résolution sur le Golan est la plus mensongère de toutes. Ce qui ne va pas là-bas n'est pas relatif aux droits de l'homme, il s'agit seulement d'un problème de frontière entre deux Etats. » Ainsi les prisonniers syriens en Israël ne seraient que des terroristes et les Syriens du Golan seraient bien autorisés à se déplacer en toute liberté dans la région, contrairement à ce qui est avancé sur le papier. « Il est facile de rendre l'Etat juif impopulaire, surtout avec la composition actuelle du conseil. Celui-ci est corrompu, contrôlé par des puissances non-démocratiques, et les résolutions ne sont en vérité que de la propagande qui n'entre pas dans le cadre d'un processus de paix honnête. »
Known as one of the “big four” audit, counseling and accounting company in the world, PricewaterhouseCoopers (PwC) counts more than 162 000 employees in 154 different countries, half of their workforce being female. But only 15% of them made it to the partnership level to this day because of the field being greatly “male-dominated”, as a rather honest message on the company’s website underlines. Does the company hire fewer women than men? No, the percentage of recruitment is the same on each side. As a matter of fact, it is the women themselves who leave their jobs after 3 to 5 years in the manager level. Becoming mothers and working long hours on short deadlines is clearly no winning match, therefore inflexible schedules are one of the main reasons female talent is lacking.
As a result of an unbalanced man-woman parity, most american businesses are managed by males, leaving female contribution mostly at "labor force" level.
Yet as a Man-powered business, the company’s one and only asset, contrary to a machine-based enterprise, is human value. “Highly-educated and motivated employees are the ones who bring added value to the global performance of the firm. For this reason, attracting and retaining the best talents out there is one of the top strategic priorities for a firm of this industry. It would therefore be a huge value loss for the firm to see their experienced and talented females leaving the business”, as Maxence Lüthi, consultant for corporate finance at PwC Zurich explains. Moreover, PwC has evident interest in keeping its female staff members because the more diverse the ideas and the mentalities, the more efficiency, skills and performance. As Dennis M. Nally, global chairman of PwC, publically declares: “A big part of the reason [the company] wants women better represented at leadership levels in business is because they bring a different perspective to the table that could lead to enhanced decision-making, more innovation, and ultimately, higher performing teams”.
Realizing that motherhood is at the base of women’s rightful wants, the company put multiple integration and development programs in place and regularly organizes meetings, courses and lectures encouraging them to climb the corporate ladder without giving up their family lives. As an example of PwC’s engagements, an award winning Gender Advisory Council was created in 2006, providing global assistance on the issue of women in the company. The goals of this council are to focus on female retention and development, supporting their way to leadership and changing the business branch’s status quo.
Established by Sarah Churchman (PwC UK director of diversity), July 2010, the above organigram examplifies the male-female differences PwC tries to soften with its different gender-equality programs: the higher the corporate level, the bigger the gap between the percentage of men and women working in it. Only 15% of women actually reached partner level, against 85% of men, whereas the lower, associate level, counts more women.
The company also figured that some of international firms’ weaknesses laid in the fact that working hours were not flexible enough for parents, and they offer no decent child care structure, causing a recrudescence of mothers staying at home to take care of their children instead of returning to work after they gave birth. In order to avoid that, nursery spaces were arranged for employees to drop off their kids right next to their working place, allowing them to go to work light-spirited, knowing their children will be taken care of all day or even only for a few hours by professional babysitters, this way improving men-women parity by allowing women to return to work. The newly introduced flexible schedules the company offers its staff has also contributed to rank PricewaterhouseCoopers in the top 50 world employers.
Besides, as an attempt to raise essential questions and awareness of corporate female issues, women working at PricewaterhouseCoopers are encouraged to share their experiences with other members of the staff, be it locally or worldwide. Exchanging points of views, ideas, working principles and leading methods is indeed beneficial for mutual comprehension and rich reflection on how to make long-term changes in terms of people’s habits and stereotypes as well as concrete modifications within the firm’s global philosophy. As part of all the reunions the company offers, members can assist to mentoring courses, coaching projects, networking programs or innovative development programs such as “reverse mentoring”. On a more ethical point of view, the staff members can also participate to symposiums, treating more delicate questions like bias awareness and gender comparisons within the working area.
[youtube http://www.youtube.com/watch?v=zc-DXV4Lmmg&w=560&h=315] Women working for PwC haven't always been treated as men's equals but gender issues at corporate level have evolved a great deal over the years, making space for female influence and decisions.
Of course such women-empowerment programs aren’t established just for the good cause; they’re a win-win situation allowing both parties, employer and employee, to be satisfied in the end. Even if they cost a lot, the company knows that investing in big time diversity developments will be beneficial in terms of numbers and of image as well as giving them a competitive advantage to attract and retain female talents. So by supporting females, PricewaterhouseCoopers is not only taking one more step into the future business working model but is also, and mostly, making a mere rational decision.
Le Conseil des Droits de l’Homme a adopté en mars dernier une résolution concernant la situation des droits humains au Myanmar. Cette résolution demande au gouvernement birman de garantir le plein exercice des droits et des libertés fondamentales de tous les habitants du pays, y compris ceux du prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi.
Avec cette nouvelle résolution, le Conseil des Droits de l'Homme persiste à condamner les violations du droit international et des droits de l'homme au Myanmar. Le pays ne donnant pas suite aux appels lancés par la communauté internationale à mettre fin à ces impunités, le Conseil demande alors aux dirigeants birmans de prendre des mesures urgentes pour mettre un terme à celles-ci.
La délégation du Myanmar a rejeté cette résolution proposée par l’Union Européenne et adoptée par consensus. Celle-ci porterait atteinte aux juridictions nationales du pays. La délégation birmane a ajouté regretter que les mesures constructives prises par le nouveau gouvernement vers une démocratisation n’aient pas été prises en compte par la communauté internationale.
Des droits humains bafoués
L’ONG Human Rights Watch indique quant à elle que la situation des droits humains au Myanmar est restée désastreuse malgré la tenue dans ce pays l'année dernière des premières élections « multi-partis » depuis plus de vingt ans.Le SPDC, parti majoritaire au pouvoir, continue donc de restreindre toute forme de participation politique.
Ces élections se seraient déroulées de plus dans une atmosphère d'intimidation, de coercition et de corruption, avec des lois et des règlements favorisant fortement les partis contrôlés par les militaires. Des militaires qui n'ont cessé de maltraiter les civils dans les zones de conflit et d’expulser la population par la force. De graves violations auraient été commises, en particulier le recrutement d'enfants soldats, l'exécution de prisonniers de guerre birmans et l'utilisation de mines antipersonnel dans les zones civiles.
Le Conseil des Droits de l'Homme a tout de même salué la libération en novembre 2010 d’Aung San Suu Kyi. Il a demandé néanmoins au gouvernement du Myanmar de libérer sans délai et sans condition les 2200 autres prisonniers d'opinion incarcérés. Mais le pays nie encore et toujours toutes les allégations sur ces emprisonnements.
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Un avenir incertain
« Aucune amélioration n’est envisagée », regrette l’Association Suisse-Birmanie. Elle indique qu’Aung San Suu Kyi et son parti politique – La Ligue nationale pour la démocratie (LND) - font tous les efforts possibles pour rencontrer le gouvernement actuel et discuter des négociations avec toutes les minorités ethniques.
Les moines bouddhistes en exil ont parcouru l'Europe pour s’assurer du support des gouvernements européens et leur demander de garder leurs sanctions à l’égard du Myanmar. Un support confirmé avec la résolution proposée lors de la 16ème session par l’Union Européenne.
« Le point le plus important de la résolution est le renouvellement d’un an du mandat du Rapporteur Spécial argentin Tomas Ojea Quintana », déclareJulie de Rivero, directrice générale du bureau de Genève de Human Rights Watch. Il devra évaluer le progrès accompli par le gouvernement en relation avec l'intention qu'il a exprimée en faveur d'une transition vers la démocratie.
La dernière visite du Rapporteur Spécial remonte à février 2010, le pays ne souhaitant plus l’autoriser à entrer sur son territoire après son rapport au Conseil. Un rapport dans lequel il avait souligné que le pays était basé sur un « modèle de violation grossière et systématique des droits humains qui a été mis en place depuis des années ». Malgré son rejet envers la résolution, le gouvernement du Myanmar a tout de même accepté l’entrée du Rapporteur Spécial prochainement sur son territoire.
Voici un article pour mieux connaître le combat d'Aung San Suu Kyi.
C'est fait: les Français devront travailler plus longtemps. Ce n'est qu'à 62 ans qu'ils pourront -enfin !- siroter un cocktail sur un transat les doigts de pieds en éventail.Mais pour ça, ils devront suer 2 ans de plus qu'auparavant. Et oui, la retraite, avant qu'elle vous gagne, elle SE gagne ! De quoi faire rugir les Français, qui, fidèles à eux-mêmes, ne se sont pas fait prier pour râler une énième fois dans les rues de l'Hexagone. En vain, puisque le méchant Sarkozy ne lâchera rien. Des évènements dont l'ampleur amèneront même les pays voisins à jeter un oeil, souvent critique, sur la situation. Petit tour d'horizon de la presse suisse alémanique.
Les faits
La réforme des retraites provoque de vives réactions en France. Les manifestations à répétition et les divers blocages paralysent le pays. Les protestations dénoncent l'augmentation de l'âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans. Le gouvernement a eu recours aux forces de l'ordre pour débloquer les raffineries, afin d'écarter le risque d'un éventuel gel de l'économie française.
Les commentaires
« La France peut-elle vraiment se permettre les grèves à répétition ? », titre leTages Anzeiger, qui s'inquiète du coût économique que représentent les grèves et se demande si celles-ci ne freine pas la faible reprise économique d'après-crise.
Par ailleurs, le TA online, qui qualifie la situation en France de « chaos », cherche à savoir ce qui pousse réellement les nombreux jeunes à aller manifester dans la rue, puisque la réforme ne les touchera pas avant 50 ans. Il observe que le mécontentement général vis-à-vis de la politique du gouvernement renforce également ce mouvement et la colère exprimée.
La NZZrevient de même sur ce point en se demandant si ces protestations, qu'elle qualifie de « spectacle public », légitiment une telle paralysie du pays. De plus, elle estime que cette réforme est nécessaire au vu du salaire de la population, qui est à peine suffisant. Malgré sa position favorable à la réforme, la NZZ signale toutefois le manque d'effort du gouvernement pour permettre le dialogue. Par ailleurs, elle s'inquiète de la détérioration de l'image de la France, ainsi que des possibles dommages.
Le Blick, provocateur, relève surtout les violences et les dégâts causés en France par les jeunes manifestants suites aux confrontations avec la police. Il raconte également d'un ton ironique que Nicolas Sarkozy se balade dans la province française, alors que les protestations contre la réforme semblent être sans fin.
A suivre
La réforme a été acceptée par le Sénat vendredi 22 octobre 2010. Malgré cette décision, les syndicats encouragent les citoyens à poursuivre le mouvement et assurent qu'ils ne faibliront pas. Le parlement doit encore l'accepter mercredi 27. Au lendemain de cet ultime vote, une grande journée de mobilisation est prévue. Son succès sera décisif quant à la prolongation ou non des manifestations.
Un an plus tard, malgré moultes et moultes protestations, les Français se sont résignés. Quoique... Les socialistes ont promis de revenir à la retraite à 60 s'ils arrivent au pouvoir en 2012. Intox ou faisable? Direction le blog pour découvrir le point de vue un poil décalé d'une Française. N'hésitez pas à l'agrémenter du vôtre!