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AJM Mag
Suisse
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Écrit par Pontus Wallstén
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Mercredi, 14 Décembre 2011 18:58 |
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Ecrin de verdure et mare séduisante, voilà l’environnement entourant le bâtiment des sciences à l’Unine, biotope idéal qui attire une avifaune variée. Partez à la rencontre de quatre oiseaux sortant du lot: une voleuse, une courageuse, un imitateur et une acrobate.
Kalina Anguelova – Pontus Wallstén
5h03 du matin, vendredi 5 avril 2011, le soleil se lève à peine sur Neuchâtel. Il fait encore frais dehors en cette matinée de printemps. La plupart des élèves de l’Unine dorment encore profondément, d’autres rentrent peut-être tout juste d’une soirée au Soho ou au Para... Ce qu’ils ne savent peut-être pas, c’est que les oiseaux qui les entourent sont actifs depuis 2 heures déjà, à chanter à tue-tête, pour protéger leur territoire de concurrents, ou pour impressionner les femelles. Les voir à cette heure-ci est difficile, mais en écoutant le concert matinal, avec une oreille aiguisée, on distingue déjà bon nombre d’espèces. Il est 8h, et c’est seulement maintenant qu’on les voit en chair et en os, ou plutôt en chair et en plumes!
Mais avant de rentrer dans les détails, et pour vous mettre un peu dans le bain, regardez cette vidéo du Dawn Chorus dans une forêt anglaise au printemps, et ouvrez grands vos oreilles et vos yeux, car c’est absolument magnifique!
La Corneille noire
(Corvus corone)
Bâiller aux corneilles n’est pas sur le menu de la corneille hyperactive!

Taille: 47 cm
Poids: 450 à 600g
Longévité: 20 ans
La corneille n’a pas bonne presse: sa livrée noire, sa réputation de pillarde et l’émission de vocales rauques, peu harmonieuses et répétitives, lui ont valu une image peu flatteuse tout au long de son existence. Sa particularité est son incroyable pouvoir d’adaptation qui lui a permis de se maintenir avec succès au voisinage de l’homme. Entièrement vêtue d’un plumage couleur charbon, aux reflets métalliques verts bleuâtres, le bec et les pattes noires, la corneille noire a fière allure. Courageuse, elle n’hésite pas à houspiller ses pires ennemis, des rapaces qui font parfois le double de sa taille, tels des milans, des buses et des hiboux.
Très intelligente, la corneille a mis au point diverses méthodes ingénieuses pour se nourrir, et pour accéder à des aliments que son bec à lui seul n’arriverait pas à ouvrir. Regardez plutôt cette corneille au japon, vous serez certainement ébahis!
Etourneau sansonnet
(Sturnus vulgaris)
Un imitateur hors pair

Taille: 21 cm
Poids: 60 à 96 g
Longévité: 15 ans
Bec jaune, plumage noir iridescent aux éclats verts et violet métallique, ponctué de tâches claires sur le corps et de liserés dorées sur les ailes, l’étourneau étourdit les femelles en entamant ses chansonnettes et ses imitations, digne d’un Yves Lecoq ou d’un Thierry Le Luron. En effet, sa particularité réside en son aptitude à imiter non seulement les chants de différentes espèces d’oiseaux, mais aussi les sons naturels ou ceux produits par l’homme: téléphones, carillons de porte ou même les klaxons de voiture. A noter que parmi les 16 espèces d’étourneaux qui existent, 3 sont présentes en Europe, dont notre étourneau sansonnet. Malheureusement pour lui, il est très apprécié de certains chasseurs amateurs et fini parfois en pâté.
La sitelle torchepot
(sitella europaea)
La tête en bas si tel est son choix...

Taille: 14cm
Poids: 19 à 24g
Longévité: 9 ans
A l’Unine, vous connaissez peut être déjà le Sitel, qui résout la plupart des problèmes informatiques. Mais vous ne connaissez peut être pas encore la sitelle, un des seuls oiseaux qui grimpe la tête en bas le long des troncs d’arbres, à la recherche d’insectes et d’autres larves juteuses. Vous la remarquerez d’abord par son chant, un strident
«tsi tsi tsi», et son vol légèrement ondulé. Si vous nourrissez les oiseaux l’hiver, vous la verrez à coup sûr assise sur les boules de graisse…à l’envers bien sûr!
Info+: si vous allez dans les pays nordiques, vous tomberez probablement nez à nez avec une sitelle un peu plus grande que celle présente en suisse, avec un ventre beaucoup plus clair, d’un air moins «bronzé». Mais n’ayez crainte! Elle ne s’est pas décolorée ainsi par manque de soleil, c’est tout simplement la sous-espèce scandinave de la sitelle torchepot dite «continentale».
La pie bavarde
(pica pica)
Elle a des goûts de luxe, aime ce qui brille et scintille!

Taille: 45 à 60 cm
Poids: 145 à 210 g
Longévité: 15 ans
Bavarde oui! C’est encore un faible mot pour désigner le bruit que peut faire un couple de pies bavardes tôt le matin. Leur caractéristique «krakra kre kre kre» retentit d’une façon aigüe des mètres à la ronde. Elle est facilement reconnaissable à sa longue queue et son plumage noir et blanc, qui scintille au soleil en vert, violet et bleu. Mais sacrebleu! Où est passé ma fourchette? Vous serez peut-être vert de rage en découvrant que la pie l‘a volée, ainsi que vos bijoux! En effet, la pie a un goût prononcé pour tous les objets luisants, qu’elle utilise pour décorer son nid! Les pies font également souvent la une de la presse, notamment en suisse. Souvenez-vous du feuilleton «Gilette» en mai/juin dernier, la pie bavarde à la chaux de fonds, qui menait la vie dure aux habitants d’un petit quartier, en s’en prenant aux personnes, à leurs vêtements et à leurs possessions!
Alors maintenant à vous de partir à la recherche de ces oiseaux autour de l’Unine. En avez-vous déjà repérés? Faites nous part de vos observations et de vos commentaires ci-dessous!
Pour plus d’infos et d’anecdotes, rendez-vous sur l'AJM-blog.
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Écrit par Rodrigues Diane
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Lundi, 12 Décembre 2011 10:29 |
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Une manière innovante de faire de la publicité sur le web, c'est ce que Grenadino.ch propose. A l'heure où le système des pop-ups est condamné aux oubliettes, la nouvelle start-up basée à Morges propose aux annonceurs de cibler la publicité sur un profil personnalisé par l'utilisateur lui-même. Explications avec le CTO de Grenadino, Fabio Bartolomei.

Le site Grenadino.ch fonctionne de manière très simple ; il propose trois types d'abonnements pour les annonceurs qui souhaitent promouvoir leurs produits. Le premier abonnement est gratuit et donne droit à une seule annonce à la fois dans la section promotions du site web. En contrepartie, les annonceurs s'engagent à participer à la section concours pour un minimum de 10 francs par mois, en valeur marchande. Lots qui seront mis au concours des utilisateurs.
Fabio Bartolomei explique : « La personne qui aura gagné un concours va par ce biais découvrir le magasin. Pour les petites entreprises, nous avons un retour similaire voire supérieur aux promotions dans la partie concours. Les clients affluent quand on leur offre des cadeaux. Par contre pour une plus grande entreprise, le fait de faire de cadeaux est un gros investissement d'un point de vue logistique. C'est pour ça que les autres comptes sont là. »
Les deux autres offres pour les entreprises sont des comptes payants de respectivement quatre et dix mille francs par année. Avec ces comptes, il n'est pas nécessaire d'offrir un lot à gagner dans la section concours. « Ces comptes offrent également un rayon de diffusion plus grand auprès des utilisateurs. Le compte à quatre mille francs a un rayon de diffusion de 50 kilomètres et celui à dix mille diffuse les promotions des annonceurs sur toute la Suisse. Le compte gratuit ne propose que 15 kilomètres de diffusion. »
Publicité sur le web en fonction des besoins
Sur Grenadino.ch, l'utilisateur définit lui-même quelle publicité il veut recevoir. Le CTO de l'entreprise explique qu'actuellement, au niveau de la publicité sur papier, il y a deux styles de publicités, le tout ménage et la publicité ciblée. Dans ce dernier cas, ce sont les annonceurs qui vont acheter des adresses. Les vendeurs d'adresses se basent sur des segmentations de la population. Ils vont émettre toute une suite de suppositions pour définir le profil type de la personne susceptible d'être intéressée par l'annonce et vont envoyer la publicité à toutes les personnes qui y correspondent. Grenadino met fin à cette méthode de profilage et toutes ces suppositions. Si quelqu'un organise une soirée d'un style de musique en particulier, Grenadino sera donc capable d'envoyer l'annonce seulement à ceux qui s'y intéressent. Quelqu'un qui ne correspond pas à un certain profil, va peut être tout de même visé par une annonce. L'utilisateur définit son profil lui-même. « Notre site propose une publicité sur le web qui est une publicité demandée. L'utilisateur reçoit uniquement les promotions qui correspondent à ce qu'il a coché dans les centres d'intérêts proposés. A partir du moment où l'utilisateur a décidé ce qu'il voulait recevoir, ce n'est plus le même genre de publicité, dans le sens où nous n'allons pas chercher à créer un besoin, mais nous redirigeons les offres en fonction des besoins. »
Premiers utilisateurs, premiers annonceurs
Pour attirer les premiers utilisateurs de Grenadino, l'équipe s'est servie des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter. « Aujourd'hui, je pense que ces réseaux deviennent incontournables. » confie M. Bartolomei. « Ce qui nous rapporte le plus en terme de retours, c'est Facebook et le bouche à oreille. Les patrons de commerces qui utilisent notre plateforme trouvent souvent le concept génial et se créent un compte. Ils en parlent autour d'eux, car comme ils ont une annonce sur Grenadino, ils ont aussi tout intérêt à ce que le site soit connu. Certaines de leurs connaissances vont s'inscrire ensuite, et cela engage à chaque fois un réseau social particulier, indépendant, et complètement externe au notre. »
Le site est désormais en place, les annonceurs sont-ils au rendez-vous ? « Nous proposons un outil simple et gratuit aux petits commerçants et ils sont enchantés de pouvoir faire de la publicité à un si bas tarif. Il faut également noter que les annonces sont triées en fonction de l'appréciation des utilisateurs. Les comptes payants ne sont donc pas privilégiés afin d'être visibles dans les premières pages. C'est la qualité de la promotion qui prime. »
Bientôt sur tous les Smartphones ?
Les jeunes entrepreneurs ne s'arrêtent pas là. En plus de projeter de démarcher des entreprises de plus grande envergure, ils comptent développer une application Grenadino pour Smartphone. « Cette application a pour but de répondre à deux besoins. Le premier est de ne plus avoir besoin d'imprimer les promotions. L'utilisateur pourra se rendre directement dans les commerces et ainsi prouver qu'il a gagné le concours ou qu'il bénéficie d'une promotion. C'est plus écologique ainsi. Le second est que cette application offrira un système d'alerte fonctionnant avec la géolocalisation du Smartphone. Ainsi quand un utilisateur sera à proximité d'une promotion Grenadino, il sera prévenu par une alerte, suivant les centres d'intérêts définis dans son compte. » L'équipe de Grenadino espère que l'application sera prête avant la fin de l'année.
La publicité sur le web, une solution plus écolo ?
« Le but c'est de digitaliser la publicité. » précise Fabio Bartolomei. « En passant du papier au digital, on économise entre 60 et 80 pour cent d'énergie. Nous ciblons notre communication sur le fait de demander aux gens de coller un autocollant pas de publicité sur leur boite aux lettres et de se créer un compte sur Grenadino. »
Cela vaut-il la peine de s'inscrire sur Grenadino.ch? Si le sujet vous intéresse, rendez-vous sur l'AJM Student's Blog, "Grenadino.ch - Pourquoi vouloir recevoir de la pub?"
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Écrit par Kalina Anguelova
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Samedi, 10 Décembre 2011 12:34 |
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Lors du week-end la Fête des vendanges de Neuchâtel, du 23 au 25 septembre 2011, le Service de la consommation et des affaires vétérinaires a effectué près d'une trentaine de prélèvements microbiologiques sur les stands de nourriture. L'hygiène alimentaire était insuffisante pour un tiers des stands contrôlés. Quatres cas pourraient conduire à des sanctions pénales (affaire à suivre sur le blog de l'AEMHFP*). Le chimiste cantonal annonce un renforcement de l'information pour une meilleure sécurité alimentaire et une extension des contrôles à d'autres manifestations populaires de grande envergure pour limiter les bactéries indésirables dans les aliments. (+ d'infos sur le blog de l'AEMHFP).
*AEMHFP c'est l'association des écolos pour une meilleure hygiène lors des fêtes populaires

L'hygiène alimentaire était insuffisante pour un stand contrôlé sur trois © Photo de Laura
"Nous avons constaté une hygiène insuffisante dans un très grand nombre de stands à la Fête des vendanges, ce qui représente un risque trop grand pour les consommateurs", déclare Pierre Bonhôte, chef du Service cantonal de la consommation et des affaires vétérinaires (Scav). Pour la première fois cette année, durant la Fête des vendanges de Neuchâtel, une campagne de prélèvements a été menée à des fins d'analyse microbiologique. Dans un cas sur trois, les échantillons analysés ont révélé un dépassement des valeurs de tolérance.
Vingt-neuf stands ont été contrôlés pour la conservation, les conditions d'hygiène et l'éventuelle présence de bacillus cereus, un germe particulièrement nocif. Sur les 29 échantillons prélevés, en priorité chez des commerçants qui n'ont pas d'établissement fixe dans le canton, neuf se sont révélés non conformes à la législation sur les denrées alimentaires. Parmi ces neuf stands, six venaient du canton et trois de l'extérieur.
"Souvent, les tenanciers ne connaissent pas les normes."
Pierre Bonhôte, chimiste cantonal
Les pathogènes détectés
Des germes aérobies mésophiles, renseignant sur la qualité de la conservation, des enterobactériacées, indicateurs des conditions hygiéniques, et des bacillus cereus ont été détectés respectivement à des taux 840, 3000 et 15 fois supérieurs à la norme prévue par l'ordonnance fédérale sur l'hygiène.
Quatre des neuf stands en situation d'irrégularité seront sanctionnés d'une ordonnance pénale. Il s'agit notamment de ceux chez qui bacillus cereus a été détecté. De plus, le coût des analyses, de l'ordre de 100 francs, sera facturé aux contrevenants.
Bien que, pour la plupart des espèces, ces bactéries ne soient pas pathogènes, leur détection dans les aliments traduit une contamination fécale. Elle augmente la probabilité de la présence de germes pathogènes dans la denrée. (Scav)


Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Enterobacteriaceae
Relativement bénins, ces bactéries peuvent provoquer des vomissements, des nausées, des diarrhées aqueuses et des crampes abdominales. (Scav)
 
Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Bacillus_cereus
Une situation alarmante?
"Pour que bacillus cereus entraîne une intoxication sévère, il doit être détecté à 100'000 par gramme, alors qu'il a été mesuré dans la situation la plus grave à 64'000 par gramme", reconnaît le chimiste cantonal. Cependant, il souligne que l'hygiène reste "déficiente" et que le client est "trompé".
Yves Hugli, responsable des stands, rappelle qu'"une séance d'information, non obligatoire, est organisée pour les tenanciers des stands, quinze jours avant la Fête des vendanges, à Marin". Pourtant, les normes ne sont toujours pas respectées par tous. Pire encore: "Souvent, les tenanciers ne les connaissent pas", déplore Pierre Bonhôte. C'est pourquoi, désormais, en parallèle des inspections sur le terrain des équipements, des aménagements et de la gestion des denrées alimentaires, des contrôles microbiologiques seront effectués chaque année. "Ils représentent un moyen extrêmement efficace pour lutter contre les infractions aux règles d'hygiène et sensibiliser les tenanciers". De tels contrôles seront même étendus à d'autres manifestations d'envergure, comme la Braderie de La Chaux-de-Fond.
(Article paru dans L'Express, l'édition papier du 8.10.2011, dont je suis l'auteur)
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La lutte pour faire reigner l'hygiène alimentaire
Vous jeunes journalistes (ou pas) écolos, révoltés et indignés de l'hygiène alimentaire qui à la gueule de bois lors des fêtes populaires, rejoignez notre comité de l'AEMHFP (association des écolos pour une meilleure hygiène lors des fêtes populaires) en remplissant le formulaire d'adhésion sur notre blog et aidez nous à faire respecter les normes d'hygiènes en faisant pression sur les organes de contrôle, les tenanciers de stands de nourritures ou encore la Ville, lors des fêtes populaires à Neuchâtel. Et laissez vos réaction et/ou suivez nous sur les réseaux sociaux.
Articles récents sur le blog de l'AEMHFP:
AEMHFP sur les réseaux sociaux et blog:
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Blogs en lien avec l'hygiène et la sécurité alimentaire:
Sites en lien avec l'hygiène et la sécurité alimentaire:
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Écrit par Matthieu Henguely (en collaboration avec Yohan Schenker et Julien Robyr
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Mercredi, 02 Novembre 2011 10:10 |
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UNIVERSITÉ Malgré l'exposition et la vue magnifique qu'offre l'espace situé à l'entrée sud d'Unimail, aucun aménagement n'y est présent. Les étudiants désireux de prendre leurs pauses de ce côté-ci du bâtiment sont contraints de s'asseoir le long de la route sur un petit muret de pierre. Mais alors pourquoi un tel site est-il laissé à l'abandon? Un projet est en cours. Enquête.
«C'est dommage de voir les étudiants assis sur la route alors qu'un bel espace non utilisé se trouve juste à côté» confie Pajazit Ajrizaj, le régisseur d'Unimail. La réponse à ce problème est pourtant simple: il suffirait, selon lui, d'installer quelques bancs et tables en bois afin de leur offrir une structure adéquate et confortable lors de leurs pauses. Il vient de formuler un projet dans ce sens.
Aussi simple que puisse paraître cette idée, sa mise en place nécessite néanmoins de suivre une procédure stricte. La demande formulée par le régisseur est transmise au Service de l'intendance des bâtiments de l'université (SIB). Dans le cas d'un projet de construction «permanente», le dossier arrive ensuite dans les mains de l'instance cantonale concernant les questions d'aménagement du patrimoine administratif: le Service des bâtiments de l'Etat (SBAT).
La question centrale réside dans cette notion d'aménagement «permanent». En effet, d'après Philippe Donner, chef du SBAT, l'installation de mobiliers sur un espace ne sollicite en principe qu'une demande formelle auprès de son service. La mise en place peut alors être réalisée dans un délai extrêmement court.

Mais dans l'optique d'une construction plus conséquente, le projet est soumis à un «permis de minime importance». Cette procédure durerait quant à elle 3 mois. Il serait alors étudié notamment la question de l'intégration de la construction dans son environnement immédiat, soit, l'édifice de l'UniMail. Cette problématique de cohérence architecturale serait au cœur de l'acceptation du projet d'après Philippe Donner, qui est d'ailleurs pour sa part à priori ouvert à ce type de requête. Le chef du SBAT évoque toutefois un problème lié à l'exposition de cet emplacement «c'est plein sud, il n'y a pas d'ombre, il sera alors très difficile de s'y asseoir en plein après-midi durant la période estivale». Pour contrer ce problème, la question de l'installation de parasols ne simplifierait pas la problématique déjà peu saisissable de la conciliation esthétique avec le bâtiment. Pour voir la procédure schématiquement.
Deux options possibles
Si la demande a été formulée, le projet n'en est qu'au stade réflexif. Gianfranco Di Rocco, coordinateur à l'intendance des bâtiments de l'Université de Neuchâtel explique qu'il n'y a eu «aucune demande écrite pour le moment. Donc le processus n'est pas encore officiellement lancé. Quand nous recevrons un dossier écrit complet, nous le ferons éventuellement suivre au SBAT». Eventuellement? Oui, car de la nature du projet dépendra le processus administratif.
La question qui se pose donc actuellement est la suivante. En tant qu'étudiant, de quel genre de terrasse voulons-nous pouvoir profiter? En sachant qu'un aménagement simple peut être opérationnel en l'espace de quelques semaines contrairement à la construction d'une structure permanente dont la procédure peut durer 3 mois.
Ce qu'en pensent les étudiants
Rencontrée assise à même la route, Mégane, collaboratrice en parasitologie, verrait bien «une terrasse, des tables et des chaises. Quelque chose d'assez simple, on ne demande pas le grand luxe», explique-t-elle, sous le regard approbateur de ses camarades. Une vision appuyée notamment par Christian, étudiant en géologie, pour qui «des tables manquent».
Regard identique du côté de Maude, étudiante du département de parasitologie, qui verrait bien la route... fermée ou «en tout cas entre midi et deux heures». «Les gens ne font pas attention, ils roulent comme des tablards!», lance-t-elle.
Bien que l'on trouve beaucoup de propositions différentes, la totalité des étudiants sondés verrait un réaménagement de l'endroit d'un bon oeil. Les tables et les bancs sont en tête du hit-parade. Ainsi, entre autres, Angélique souhaiterait voir le bout d'herbes folles devant le bâtiment tondu: «qu'on puisse venir se poser au soleil avec un linge».
Pour aller plus loin:
- Découvrez les autres lieux de pause des étudiants de l'Université de Neuchâtel |
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Écrit par Katarina Staoevska
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Mercredi, 02 Novembre 2011 09:57 |
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