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AJM Mag
Tendances
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Écrit par Camille Hude (en collaboration avec Laura Juliano)
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Samedi, 10 Décembre 2011 17:01 |
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Sex friend, plan cul ou copain de couette. Le concept ? Partager du sexe avec un ami sans engagement, ni prise de tête. A la mode, ce type de relation est décrypté et analysé par les médias en tant que phénomène de société. Le cinéma n’est pas en reste avec pas moins de trois films sur le sujet en moins d’un an (« Love et autres drogues », « Sex Friends » et « Sexe entre amis »). Pour mieux comprendre d’où vient ce phénomène, nous sommes allées à la rencontre de quelques étudiants peu farouches qui n’ont pas hésité à partager leur expérience en toute impudeur.
Contrairement au « one shot », ou coup d’un soir, la liaison entre sex friends transcende les frontières de la chambre à coucher pour laisser place à de vrais liens d’amitié. Mais le but premier n’en reste pas moins de se faire du bien. Le plaisir d’abord, mais attention ! Une bonne relation sex friend, c’est avant tout un contrat régi par des règles bien précises : pas de cadeaux, pas d’exclusivité, pas de mots doux ou de bisous en public. Mais la règle d’or, c’est avant tout de ne jamais tomber amoureux. Mieux vaut garder la tête froide !
« Une relation sex friend, c’est un package « attention et tendresse », comme un forfait de téléphonie mobile illimité toutes options, résiliable sans préavis ni pénalités ! » s’enthousiasme Jessica, 25 ans. Ni tout à fait couple, ni tout à fait amis, difficile de définir la fréquence des rendez-vous. Lia, 24 ans, confie voir son copain de couette deux à trois fois par semaine depuis cinq mois. Pour que de tels rapports fonctionnent, il faut que tout le monde y trouve son compte. Les termes du contrat doivent être clairs pour les deux parties. « Le plus important, c’est la communication » affirme Kenza, 24 ans.

Une relation sadomasochiste
Si certains s’épanouissent dans ce type de liaison, pour d’autres c’est une expérience douloureuse. « C’est une drogue qui ne détruira pas le corps mais le cœur et l’estime de soi ! » lance Sylvie, 25 ans, un sourire amer aux coins des lèvres. Quoi qu’on en dise, les limites sont floues quand on mélange sexe et amitié. Si elle perdure, une telle liaison a toutes les chances de virer en terrain glissant. « L’un s’attache toujours plus que l’autre. Donc forcément, on souffre, mais on s’accroche » déplore Lia.
La solution « sex friend » : idéale pour certains, immorale pour d’autres : « Ce n’est qu’un caprice infantile : on veut le beurre et l’argent du beurre » s’indigne Lucie, 25 ans, en couple depuis six ans. Beaucoup estime que cette mode n’était que le reflet des valeurs d’une société de consommation où tout nous est servi, préparé, prélavé, précuit, prémâché. « Cette tendance est en adéquation avec notre époque : rien ne se garde, tout se jette » commente Nola, 24 ans. « Les jeunes ont de plus en plus de mal à s’engager dans une relation amoureuse » renchérit Lia « C’est surtout une solution de facilité ».
Phénomène de mode ?
À en croire internet, les talk shows, les films et les magazines, avoir un copain de couette est devenu chose courante chez les jeunes, mais surtout chez les trente-quarante ans, adeptes du cinq à sept car trop absorbés par leur carrière pour s’engager dans une relation sérieuse. Phénomène de mode, acceptation sociale, révolution sexuelle ?
« Feux d’artifice médiatique ! » s’écrie Agnès Camincher, sexo-analyste à la Chaux-de–Fonds. « Le libertinage a toujours existé. Parler de « sex friends », c’est donner un nom anglophone à quelque chose qui existait déjà ». Criant au cirque médiatique, la mère de 48 ans, diplômée en sexologie clinique de l’Université de Genève, certifie que ce type de relation est une chose naturelle, part intégrante de l’expérience sexuelle menant à l’âge adulte. Si beaucoup attestent être capable de faire la part des choses entre corps et cœur, ce n’est pas l’avis d’Agnès Camincher. « C’est une illusion ! Les gens disent ça pour se protéger. »

On l’aura compris, liaison malsaine, expérimentation sexuelle ou solution du siècle, chacun a sa propre opinion sur le sexe entre amis. Conclusion ? Si la relation sex friends a ses charmes, elle n’en demeure pas moins à double tranchant. À vos risques et périls !
Pour en savoir plus :
Les Français, l'amour et le sexe : les sex friends
L'Hebdo : les sex friends
Plurielles.fr : dossier sur les sex friends |
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Écrit par A. Ducommun
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Vendredi, 09 Décembre 2011 14:07 |
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111'000'000 réponses au bonheur s'affichent lorsqu'on questionne le célèbre moteur de recherche Google! Mais qu'est ce que le bonheur? Sur Internet, dans le dictionnaire, en philosophie ou par un biologiste, le bonheur ne trouve pas la même définition...
Avec Google, la première réponse (à cette date) nous vient de Wikipédia qui définit le bonheur ainsi: «Le bonheur est un état durable de plénitude et de satisfaction, état agréable et équilibré de l'esprit et du corps, où la souffrance, le stress, l'inquiétude et le trouble sont absents.» Très générale, cette définition peut être interprétée et concrétisée de multiples manières...
Rosa Bonheur est citée en deuxième position. Est-ce que la peintre et sculpteur française, spécialisée dans les représentations animalières a touché au bonheur au travers de son succès international?
Dans le top 3 du moteur de recherche, nous retrouvons les 1'502 citations à propos du bonheur proposées par le site Evene. Profondes ou superficielles, parfois pessimistes mais souvent optimistes, concrètes ou abstraites... En voici une petite sélection:
«Dans le bonheur d'autrui, je cherche mon bonheur» de Pierre Corneille.
Un proverbe chinois dit: «Un bonheur aplanit cent malheurs».
«Le bonheur supprime la vieillesse» de Franz Kafka.
«Bonheur: oasis dans le désert» de J.Normand.
«Le bonheur est toujours ailleurs» de Robert Hollier.
«Faites simple: préférez le bonheur!» de Olivier Lockert.

Peut-on lire le bonheur sur ce Smiley?
Si on fait un tour par Le Petit Robert, le bonheur est d'abord définit par la chance, puis la réussite, le succès. Enfin, il énonce qu'il s'agit d'un état de la conscience pleinement satisfaite. Les synonymes proposés nous orientent mieux : béatitude, bien-être, félicité, plaisir, contentement, enchantement, euphorie, extase, joie, ravissement, satisfaction.
En philosophie, on parle plutôt de concept de bonheur, car c'est un terme abstrait et indéfini. Emmanuel Kant le définit dans son œuvre Fondements de la métaphysique des mœurs : «Le concept de bonheur est un concept si indéterminé, que, malgré le désir qu'a tout homme d'arriver à être heureux, personne ne peut jamais dire en termes précis et cohérents ce que véritablement il désire et veut. [...] Richesse? Connaissances? Longue vie? Santé? Il n'y a donc pas à cet égard d'impératif qui puisse commander au sens strict du mot de faire ce qui rend heureux, par ce que le bonheur est un idéal non de la raison mais de l'imagination.»
Voici les propos d'Arnaud Maeder, biologiste et directeur du Musée d'histoire naturelle et du Zoo de La Chaux-de-Fond, recueillis lors d'une interview qui avait pour seule question :
«C'est quoi le bonheur pour vous?»
«Je pense qu'il a plusieurs notions de bonheur. Il y a le bonheur que l'on souhaite atteindre dans la vie d'une façon générale. Il s'agirait par exemple de surmonter des craintes ou des blessures, mais aussi savoir relativiser les problèmes de la vie. Globalement le bonheur dans la vie, c'est une sensation de bien-être dans son environnement autant dans l'esprit que dans le corps. Le piège classique est de réduire sa notion de bonheur à des plaisirs simples ou un idéal au niveau matériel.
D'un point de vue personnel, j'imagine des sensations de bonheur d'une manière très ponctuelle. Ce sont des moments forts, intemporels et difficiles à expliquer. Quand je suis dehors en pleine nature et que j'ai le sentiment complet d'être un élément de la nature.
Je vais souvent me balader dans la forêt pour observer la faune et je suis à la recherche de cette forme de bonheur, qui se concrétise si je croise quelques animaux. Par exemple, quand j'ai la chance d'approcher de très prêt un chamois dans la région du Chasseral, il y a une sorte d'échange entre l'animal sauvage et moi, qui est un moment très intense. Une forme de respect s'instaure. J'en profite de manière très simple et cela me permet de tout oublier. C'est une richesse naturelle, donc ponctuellement c'est un vrai bonheur de se sentir accepté par un animal sauvage. »
La clé du bonheur serait alors cachée au plus profond de nous. Nous en venons à la simple conclusion qu'il peut y avoir de nombreuses théories, d'innombrables définitions, mais que le bonheur est très personnel...
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Quelle est votre définition du bonheur? Quand avez-vous respiré le bonheur?
Le bonheur a fait l’objet de nombreuses études incroyables! Saviez-vous qu’il est possible de calculer votre indice relatif du bonheur ? Venez découvrir ces études en lisant: L'étude du bonheur
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Écrit par Risse Muriel
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Jeudi, 08 Décembre 2011 14:48 |
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En mars 2007, Louise enferme son enfance dans une valise, claque la porte et coupe les ponts avec sa mère. Une décision vitale qui bouleversera sa vie.
"Il y a sept ans, le jour où mes parents divorcent, ma mère se sépare aussi de sa fille. Elle s’est ensuite remariée avec l’ex de sa meilleure amie, Pablo. Pablo, ma mère et moi. Nous cohabitions ensemble, ou plutôt, ils me «toléraient». Ma mère, que j’avais connu si complice, si proche de moi, se détachait petit à petit. Elle était devenue une autre, une étrangère qui me considérait désormais comme un boulet. Durant deux ans, j’ai supporté les continuelles railleries, les messes basses, les médisances. Emportée par cet univers pernicieux, je n’avais pas assez de recul pour prendre conscience du cauchemar que je traversais, docilement, chaque jour. Je me rendais compte que quelque chose se détraquait, mais impossible de savoir ce que c’était. «Et si c’était moi?» me murmurait en boucle cette petite voix dans ma tête.
Des larmes plein les yeux
Deux ans plus tard, j’ai loué un appartement car j’ai choisi d’entrer à l’université, à plusieurs kilomètres du domicile familial. Je ne rentrais plus que les weekends dans ce «chez-moi» qui n’était déjà plus le mien. Mes semaines étaient éreintantes: j’étudiais du lundi au vendredi et je servais des frites le samedi. Suite à une journée de travail particulièrement harassante, n’étant pas été très loquace durant le dîner, ma mère m’assena d’un «Il faut aller te faire soigner ma fille». Et là, je compris. Les non-dits, les regards de travers, le poids qui pesait sur mes épaules. C’en était trop, impossible de rester une seconde de plus dans cet enfer qui me dévorait à petit feu. La seule manière de survivre, c’était de fuir. Les larmes plein les yeux, ma valise sous le bras, je suis partie.

Un an de thérapie plus tard, j’ai changé. Oubliées les attentes que j’avais envers ma mère, enterrée la famille de rêve réunie chaque Noël au coin du feu. J’ai fait le deuil de la mère idéale. Après trois ans de silence, elle m’a recontacté. A présent, pas à pas, nous tentons de reconstruire une relation mère-fille à peu près normale, un peu moins bancale. Elle s’appelle Eléonore et c’est ma mère, la seule, malgré tout.
Un avenir à deux, entre parenthèses
Ces trois années m’ont énormément apporté. Je me suis découverte en tant que personne, j’ai appris à me débrouiller seule, à me faire confiance. Parallèlement, ce développement personnel m’a enseigné à ne compter sur personne. Avant, tout le monde, et surtout ma mère, savait mieux que moi ce qui était bon, approprié, juste. Aujourd’hui, je n’en ai rien à faire de ce que les gens pensent. Je ne pleure plus, j’ai grandi. Sans ma mère. Couper les ponts pour mieux guérir. Mais il le fallait pour pouvoir sortir la tête de l’eau et, peut être, un jour, redevenir sa fille."
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Écrit par FREDEGONDE
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Lundi, 14 Novembre 2011 13:37 |
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