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International
Les Sahraouis, ces oubliés PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Margaux Fritschy   
Lundi, 23 Mai 2011 07:52

Délaissé par la communauté internationale, le conflit du Sahara occidental subsiste. Premières victimes, les réfugiés sahraouis exilés dans des camps en Algérie attendent, dans des conditions des plus précaires, de pouvoir retourner chez eux. Explications

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Raphaël Domjan : « Notre responsabilité est de réussir ce tour du monde » PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Luca Di Stefano   
Vendredi, 06 Mai 2011 16:25

Après avoir traversé l’Atlantique, l’éco-aventurier et son équipage ont fait une halte sur les Îles Galápagos. Cap désormais vers l’Océanie afin de réaliser le premier tour du monde à l’énergie solaire.

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L’homme blanc des townships de Port-Elizabeth PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sonia Bernauer   
Lundi, 02 Mai 2011 08:56

Le 1er janvier 2011, Pascal Holliger a quitté son poste à IMBEWU, l'ONG qu'il a fondée et qui vient en aide à des enfants de Port-Elizabeth. Portrait d'un homme profondément attaché à l'Afrique du Sud.

Né au Brésil, il a vécu au Mexique, en Tunisie et aux Etats-Unis. Deux pays ont pourtant davantage marqué Pascal Holliger, fondateur de l'ONG IMBEWU qui soutient des enfants dans les townships de Port-Elizabeth: la Suisse, son pays d'origine et l'Afrique du Sud, qu'il associe à ses premiers souvenirs, à ses premières classes aussi.

Même s'il se positionne naturellement du côté des plus vulnérables, rien ne destinait Pascal Holliger à fonder une ONG. De toute façon, il ne croit pas à la prédestination. «Tout est question de rencontres», dit-il. Et s'il y a une chose qui l'anime, c'est bien le contact avec les autres, qu'il conçoit comme une récompense. «Il faut aussi bénéficier de ce que tu donnes, sinon ça n'a pas de sens. Je ne crois pas que ce soit égoïste et c'est les rencontres qui m'ont le plus apporté», déclare-t-il.

Cela commence par la «Mama», Nomvuyo Tshete, cette femme âgée qui l'a accueilli chez elle, dans le township de New Brighton, quand il avait 20 ans. En 2000, sa maturité commerciale en poche, Pascal Holliger retourne en Afrique du Sud pour un voyage en famille. Ses parents et sa sœur rentreront en Suisse deux semaines plus tard, lui restera huit mois en terre africaine. «Je voulais revoir des gens et découvrir la partie noire du pays, inaccessible durant l'Apartheid», raconte-il. Et puis les bruits, les odeurs de l'Afrique ne l'ont jamais quitté; ces senteurs du bois, de la brousse et des toits de chaume. Ce pays le fascine aussi par la transition politique qu'il a vécue. Pascal Holliger suit de près la libération de Nelson Mandela et les premières votations en 1994.

Pascal HolligerAnimé par la volonté d'échanger, le jeune homme sonne à la porte d'une agence touristique et demande à être placé dans une famille. Ce sera celle de la «Mama». «J'étais le seul blanc, mais j'ai de la facilité à m'intégrer et tout le monde a été très accueillant», dit-il.

Puis survient cette rencontre avec un professeur, qui un jour invite Pascal Holliger à venir voir son école. Il y constate le manque de matériel, la faim qui ronge les étudiants. «C'est là que le parrainage d'enfants a démarré», explique-t-il. Il imagine qu'une telle action a des chances de marcher en Suisse.

IMBEWU South-Africa voit le jour dans le bus VW de Pascal Holliger, qui lui sert de maison et dès lors de bureau aussi. Ce bus, conduit par un blanc et décoré d'un «smile» rouge, est source de célébrité pour IMBEWU. Pascal Holliger l'utilise pour faire découvrir les townships aux touristes, qui offrent la somme de leur choix, redistribuée presque entièrement aux habitants accueillant les visiteurs.

Ceci mis en place, Pascal Holliger rentre en Suisse et établit le siège d'IMBEWU Suisse à Neuchâtel. Par sa passion, il réussit à susciter l'engouement. La moitié des habitants de Coffrane, son village, s'engage et des manifestations, des stands et des voyages sont organisés. Tout cela, le jeune homme le réalise parallèlement à ses études en relations internationales (HEI) à Genève. «Je n'étais pas très scolaire et je me suis toujours impliqué dans autre chose», dit-il. A cela s'ajoutent des petits boulots et Pascal Holliger l'admet: «c'était un gros investissement personnel.»

Depuis 2006, Pascal Holliger est coordinateur expatrié de l'ONG à Port-Elizabeth ; poste qu'il a quitté au début de cette année pour revenir en Suisse. Aujourd'hui, il estime -sans regrets- avoir donné plus que de raison. «IMBEWU m'a bouffé ma vie, mais lui a aussi donné un sens.» Dans les rues de Neuchâtel, on l'interpelle par un: «eh, IMBEWU!», plutôt que par son nom. S'il se retire de l'ONG, il n'est pas pour autant question de s'enfermer dans une petite vie tranquille, bien qu'il soit devenu papa. «Il me faut un nouveau défi», dit-il, sans avoir de projet précis pour l'heure.

Même si son «feu sacré» attend une nouvelle occasion pour se rallumer, Pascal Holliger est stimulé par la volonté des enfants que soutient IMBEWU de s'en sortir. «J'admire celui qui marche 1h30 pour se rendre à l'école, qui étudie à la bougie aux côtés d'une sœur enceinte à 16 ans et d'un frère gangster.» Et d'ajouter: «l'un des premiers enfants que nous avons parrainé travaille aujourd'hui pour nous.» Des rencontres synonymes de récompense.

 

Pascal Holliger en 7 dates :

16.05.1980 : naissance de Pascal Holliger au Brésil.

1983-1988 : séjour de Pascal Holliger en Afrique du sud, à Johannesburg.

2000 : Obtention d'une maturité commerciale à l'Ecole de commerce - Lycée Jean-Piaget de Neuchâtel. Nouveau voyage en Afrique du Sud.

2001 : 11 juin, fondation de l'ONG IMBEWU, soutenant actuellement plus de 2600 jeunes des townships de Port-Elizabeth, en Afrique du Sud.

2004 : Roger Federer apporte son soutien à IMBEWU par le biais de sa fondation, la Roger Federer Foundation.

2007 : Obtention d'une licence en relations internationales de l'Institut HEI de Genève.

2011 : Retrait de Pascal Holliger de l'ONG IMBEWU.

 
Le pari bolivien PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Cecilia Mendoza   
Mercredi, 27 Avril 2011 19:35

Les énormes réserves de lithium du Salar de Uyuni font la fierté de la Bolivie. Mais seront-elles suffisantes pour développer le pays le plus pauvre d'Amérique du Sud?

Uyuni, petite ville poussiéreuse du département de Potosi, en Bolivie. A peine 10'500 habitants et pourtant des avenues immenses, renforçant le sentiment de vacuité que donne ce bled qui vit aujourd’hui essentiellement de tourisme. Les seules autres économies que l'on trouve ici sont la culture de la quinoa et l'élevage de lamas. Mais ces activités souffrent du manque d'eau de la région.

Heureusement, des voyageurs viennent des quatre coins du globe pour voir le désert de sel de Uyuni, « el Salar » comme on dit ici. Un ancien lac salé, aujourd'hui desséché, qui s'étend sur 10'000 kilomètres carrés à 3700 mètres d'altitude, des paysages surréalistes ponctués d'auberges faites de sel et quelques travailleurs passant leurs journées à déplacer des tas de cette poudre abondante pour un salaire misérable. Sans l'hôtellerie et le tourisme, Uyuni ne survivrait pas.

Le trésor du Salar

Mais depuis quelques mois, d’autres travailleurs ont pris leurs quartiers au milieu du Salar. Ce sont les employés de la Corporation Minière de Bolivie (COMIBOL), une puissante entreprise étatique.

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Iran: Baha'ie en posture inquiétante PDF Imprimer Envoyer
Écrit par AVA   
Mardi, 26 Avril 2011 22:24

À la suite des élections de juin 2009, la situation des droits de l'homme se fait toujours plus préoccupante en Iran. Les membres de la communauté baha'ie craignent une aggravation de leur position.


Exécution d'un Baha'ie au XIXe siècle

Exécution d'un Baha'ie au XIXe siècle

 

 

En décembre 2009, les deux jours célébrant l'Achoura se sont transformés, en Iran, en manifestations anti-gouvernementales, les plus importantes et les plus violentes depuis celles qui avaient suivi l'élection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad le 12 juin de la même année.

 

Dans ce contexte extrêmement tendu, la minorité baha'ie, regroupant 300'000 membres en Iran et considérée comme un foyer d'opposants, persécutés depuis son apparition au 19ème siècle, n'a pas été épargnée. À la suite du 26 et du 27 décembre 2009, dix Baha'ie ont été interpellés, qui, selon le procureur général de Téhéran, Abbas Jafari Dolatabadi, cité par l'agence de presse iranienne Fars, n'ont pas été arrêtés en raison de leur croyance, mais « parce qu'ils ont joué un rôle dans l'organisation des récentes manifestations d'Achoura, notamment pour avoir envoyé des images des troubles à l'étranger ». En février 2010, 13 autres membres ont été incarcérés, cette fois sans chefs d'accusation connus.

 

« Chaque semaine des Baha'ie sont inquiétés mais des arrestations massives comme celles-ci ne sont pas anodines. Le malaise post-électoral fait de toute évidence office de prétexte », explique Diane Alaï, représentante de la Communauté internationale baha'ie auprès de l'ONU. « C'est d'autant plus dramatique que les Baha'ie n'ont pas de politique partisane. »

 

Liberté de croyance réprimée

 

Depuis 1979, le gouvernement islamique nie la persécution des Baha'ie du fait de leur croyance. « Nous ne considérons pas le « Bahaïsme » [ndlr : le terme exact est foi Baha'ie] comme étant une religion. Si leurs membres sont inquiétés, c'est uniquement parce qu'ils ont désobéi à la loi, comme toute personne commettant un délit. Ce qui arrive à un Baha'ie pourrait très bien arriver à un musulman ou à un juif », se justifie un membre de la mission de l'Iran à l'ONU, préférant garder l'anonymat. Une « mauvaise foi » qui, selon Diane Alaï, ne rend pas forcément les choses plus compliquées pour leur travail. « Ces propos sont tellement grotesques que nous ne devons pas faire preuve d'un grand effort de persuasion pour démontrer à la communauté internationale que ce sont des mensonges. » Depuis l'arrivée d'Ahmadinejad au pouvoir, toute relation entre le bureau des Baha'ie et la mission de l'Iran a été coupée alors que sous Khatami, au pouvoir entre 1997 et 2005, des contacts étaient entretenus. « Les discussions n'ont jamais mené à rien mais au moins elles existaient. Aujourd'hui, les nouveaux arrivants ne nous saluent même pas. »


Malgré la reconnaissance au niveau international de leur situation extrêmement difficile, rien ne bouge. La foi baha'ie est réprimée, avec une sévère aggravation depuis que le clergé iranien est arrivé au pouvoir en 1979, ne reconnaissant comme religion d'état uniquement l'Islam chiite. « Jusqu'aux dernières élections, il y avait peut-être une très relative atténuation de la répression, non pas parce que leur appréciation des Baha'ie aurait changé mais en raison des pressions des ONG et du soutien de la communauté internationale », analyse Mohammad-Reza Djalili, professeur à l'institut de hautes études internationales et du développement et auteur de Géopolitique de l'Iran. « Mais aujourd'hui, à moins d'un miracle, je ne vois aucune possibilité d'amélioration dans la mesure où la situation des droits de l'homme se détériore encore et où l'ambiance est plutôt au renforcement de la répression. »

 

Détention arbitraire

 

Effectivement. Si les incriminés de décembre 2009 et de février 2010 ont été libérés sous caution, à l'exception de l'un deux étant certainement passé à des aveux sous la contrainte (psychologique et peut-être même physique), les sept leaders qui avaient été arrêtés en mai 2008 sont toujours sous les verrous, sous divers chefs d'accusation, dont espionnage pour le compte de pays étrangers, atteintes à la sécurité de l'Etat, formation de groupes illégaux. Leur avocate Shirin Ebadi, prix Nobel de la paix en 2003, et ses associés n'ont eu accès à leurs clients qu'une seule fois durant une heure.

 

Après avoir été maintes fois retardées, trois audiences ont finalement eu lieu entre le 12 janvier et le 13 avril 2010. N'ayant pas été prévenu du huis-clos de cette troisième séance et préoccupés par la présence de personnel non judiciaire à une audience supposée fermée, les bahaïs - avec l'accord de leurs avocats - ont refusé de se porter partie. Le juge a ajourné la séance et n'a annoncé aucune date pour la poursuite du procès. Ils sont aujourd'hui sur le point d'entrer dans la troisième année de leur incarcération sur des accusations sans fondement, qu'ils ont catégoriquement nié et pour lesquelles le gouvernement n'a aucune preuve. "Ils devraient au moins être libérés sous caution et des mesures devraient être prises pour veiller à ce que leur procès soit équitable, en conformité avec les normes internationales de la jurisprudence », précise Diane Alaï. Une situation préoccupante dont le mot de la fin n'est pas prêt d'être entendu.


A consulter sur le même sujet:

Les dossiers de TV5 Monde: l'élection contestée du président Ahmadinejad

 
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