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Écrit par Gabriel Sassoon
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Mercredi, 10 Novembre 2010 09:43 |
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Page 1 de 3 Un rapport de l'ONU accuse le gouvernement de l'ancien président Musharraf d'avoir manqué à la protection de l'ancienne première ministre assassinée. Un nouvel élan semble avoir été donné pour identifier les auteurs de l'attentat. La presse pakistanaise et les spécialistes de la région restent sceptiques.

Benazir Bhutto (centre) saluant la foule lors d'un rally politique quelques minutes avant de trouver la mort dans un attentat, le 27 décembre 2007 à Rawalpindi, Pakistan (Getty Images)
C'est un rapport accablant pour le gouvernement de l'ancien président du Pakistan Pervez Musharraf qu'a rendu public le 15 avril la Commission d'enquête de l'ONU sur l'assassinat de Benazir Bhutto. Sa conclusion: la mort de l'ancienne première ministre aurait pu être évitée si les autorités de l'époque avaient pris les précautions de sécurité adaptées aux menaces qui pesaient sur elle et dont elles avaient connaissance.
La Commission a également mis en cause « l'Establishment pakistanais », l'élite composée du haut commandement militaire et des services de renseignement qui dirige effectivement le pays, accusé d'avoir délibérément provoqué de nombreuses failles « irrémédiables » dans l'enquête de la police locale. Ainsi, le nettoyage de la scène du crime un peu plus d'une heure seulement après l'attentat et le refus de procéder à une autopsie sur le corps de Benazir Bhutto seraient dus à des pressions des services de renseignement.
Plus de deux ans après l'attentat-suicide qui avait couté la vie à Benazir Bhutto le 27 décembre 2007, le pays attendait avec impatience les conclusions de l'enquête réclamée par le veuf de l'ancienne première ministre, Asif Ali Zardari. Ce dernier avait accédé à la présidence après l'assassinat de sa femme et est lui-même perçu par beaucoup comme responsable de sa mort. Blanchi de tout soupçon par le rapport, le président a appelé à ce que tous ceux identifiés par la Commission, y compris le Général Musharraf, président du Pakistan au moment des faits, soient traduits devant la justice.
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